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Les cauchemars
On sait tous que dès notre plus tendre enfance, on peut « cauchemarder ».


D’où viennent les cauchemars ?
Il t’est sûrement déjà arrivé de te réveiller en sursaut, en sueur ou avec un sentiment très désagréable… En fait tu viens de faire un cauchemar. Ça fait partie de la vie, ou plutôt du sommeil  ! Et ce qui est assez déroutant c’est que bien souvent on ne sait pas pourquoi on fait des cauchemars ou alors, on ne peut pas lutter contre. On se sent bien impuissant face à ce phénomène, qui peut devenir très handicapant pour certains.

Origine du cauchemar
D’après les neurologues (médecins spécialistes du cerveau), les rêves surviennent durant les périodes du sommeil paradoxal. Pour y accéder, tu dois te sentir en sécurité : n’avoir ni soif, ni faim, ni trop chaud, ni trop froid, etc… Parfois, un événement extérieur peut te perturber et ton corps le ressent : un bruit soudain, un changement de température, une digestion difficile, les règles, une montée de fièvre… Ce sont ces facteurs troublants qui peuvent transformer les images paisibles du rêve en cauchemar.

Souvent, ces cauchemars mettent en scène un événement de la veille, faisant ressortir une angoisse récente. Mais également des souvenirs plus anciens, même très vieux, peuvent s’y mêler. Ces souvenirs ne te sont bien-sûr pas retranscrits tels quels mais de manière détournée, parfois floue ou sous une forme très différente.

L’explication des psys
Selon Sigmund Freud (neurologue et fondateur de la psychanalyse), les rêves sont l’expression de l’inconscient, c’est-à-dire de tout ce que notre tête (cerveau, mémoire, sensations, émotions…) emmagasine sans qu’on s’en rende compte. Les cauchemars seraient alors une manière choisie par notre inconscient d’exprimer une angoisse profonde et oubliée ou un désir inavouable que notre conscient ne pourrait accepter et qu’il transformerait alors, dans la réalité, en image horrible du cauchemar.

Certains cauchemars post-traumatiques (c’est-à-dire après un événement traumatisant) se répètent plusieurs fois au cours de la vie. Ils sont liés à un souvenir traumatisant datant de la petite enfance (par exemple : peur de la noyade éprouvée par un bébé ayant glissé dans une baignoire…), ou à un souvenir d’une situation violente (par exemple : guerre, viol, incendie, attentat…). Pour supporter sa vie présente, l’individu cherche à oublier ce traumatisme, sa conscience le repousse hors de sa mémoire… C’est l’inconscient qui le lui rappelle à travers le cauchemar.

Quelques clés pour comprendre les rêves
Chaque rêve est personnel et c’est à chacun de l’interpréter, selon son vécu propre.

Cependant, voici quelques thèmes pour te guider dans leur compréhension :

Le monstre renvoie au danger ressenti par rapport à nos propres forces instinctuelles (violence, sexualité..).

La nudité peut être liée à un sentiment de honte, d’inquiétude par rapport au regard des autres, à l’idée d’être différent ou vulnérable.

La mort : quand il s’agit d’adieux de personnes décédées, apporte un apaisement. Rêver de sa propre mort est plutôt signe de renouvellement personnel.

La maison qui s’écroule symbolise notre intériorité et la difficulté à se tenir debout.

Étant profondément liée à l’existence de chacun, la variété des thèmes rêvés est inépuisable. On ne doit donc pas les interpréter n’importe comment, et comme tout le monde…

Si tu t’intéresses et cherche à comprendre les « messages » que ton inconscient t’adresse, une petite méthode simple : avant de dormir, tu décides de te souvenir de tes rêves. Au réveil, note ce qui te vient, même si cela te paraît bizarre : les personnages, l’histoire, les sentiments… et tous tes souvenirs qui pourraient y être associés.
Utiliser cette petite méthode pour les bons comme pour les mauvais rêves… peut aider à mieux comprendre ce qu’il se passe en nous.